W.S.O.P 2008 - Day 24 - Par Benjo
22/06/2008 16:13 - W.S.O.P 2008 - Day 24
Coverage par Benjo dés 21h22/06/2008 20:33
WSOP, Day 24Bonjour/bonsoir à toutes et à tous ! Pas encore tout à fait remis des émotions de la nuit dernière, me voici de retour à l'intérieur de l'Amazon Room, pour une nouvelle journée des plus excitantes. Un membre du Team Winamax va disputer sa première finale des WSOP : va-t-il ramener un bracelet en Belgique ?
Midi : Event 40 - Deuce to Seven Triple Draw 2,500$ (Day 1) : Un tournoi cher à Antony Lellouche : il y a un an, le membre du Team Winamax terminait troisième de l'épreuve, son meilleur résultat aux World Series...
14h : Event 39 - No Limit Hold'em 1,500$ (Day 2) : Je n'ai que très peu parlé de cette épreuve hier... Quelques français ont survécu. Ils ne sont plus de 218 pour la deuxième journée : plus de 90% des inscrits ont sauté ! Ils se peu que Christian Bonneau et Karim Adbelmoumene soient français : je ne les connais pas. Affaire à suivre En revanche, parmi les gros tapis, il y a un nom que je connais bien : le Parisien Michel Leigborin, tout juste arrivé à Vegas. Hier soir, il terminait sa partie juste à temps pour aller assister au triomphe de David Benyamine.
14h : Event 38 - Pot Limit Hold'em 2,000$ (Finale) : Deuxième table finale des WSOP 2008 pour le Team Winamax. Cette fois-ci, c'est Davidi Kitai qui s'y colle...
17h : Event 41 - Mixed Hold'em 1,500$ (Day 1) : Du Texas Hold'em joué à tour de rôle en Limit et en No Limit. On change de format une fois par tour de table. Parmi les français au départ : Anthony « Tallix » Roux et Nadim Shabou.
22/06/2008 22:34
Event 38 - Pot Limit Hold'em 2,000$ (Finale)Shuffle up and deal !
Après la présentation des finalistes par le superviseur, la finale a commencé. Davidi était entouré d'amis belges venus l'encourager. Il n'avait pas l'air trop intimidé par la perspective de disputer sa première table finale des championnats du monde. « Mon objectif premier était d'atteindre la finale : le reste, c'est du bonus. »
Nous avons passé en revue le casting de la finale : avec des joueurs tels que Ayaz Mahmood, Ben Roberts, Jan Von Halle et Michael Greco, c'est une table très, très sérrée ! Lee Watkinson et Robert Cheung (rappelez-vous, le fou d'hier avec son Roi-Dame) devraient se montrer un peu plus aggressifs.
Rappel de la hauteur des tapis au départ :
Jan Von Halle : 485,000
Lee Watkinson : 357,000
Robert Cheung : 352,000
Ayaz Mahmood : 314,000
Chris Bell : 260,000
Keith Greer : 258,000
Davidi Kitai : 214,000
Michael Greco : 120,000
Ben Roberts : 82,000
Allez Davidi !
22/06/2008 22:43
Event 40 - Deuce to Seven Triple Draw 2,500$ (Day 1)Parmi les 200 et quelques joueurs au départ (c'est peu), j'ai apercu Cyril Bensoussan et David Miara à la même table, Antony Lellouche, Patrick Bueno, Bruno Fitoussi et Fabrice Soulier.
Plus d'infos sur cette épreuve dans l'après-midi, pour le moment je me concentre sur Davidi, et sur la conférence de presse donnée hier soir par David Benyamine. J'ai presque fini de la recopier...
22/06/2008 22:57
Event 38 - Pot Limit Hold'em 2,000$ (Finale)On tient un premier sortant : Michael Greco, éliminé dans une confrontation inévitable avec
contre les
de Chris Bell.
Greco remporte 22,573 dollars pour cette neuvième place.
Le prochain sortant recevra 30,831 dollars.
22/06/2008 23:08
Event 38 - Pot Limit Hold'em 2,000$ (Finale)La valse des short-stacks continue : c'est au tour de Ben Roberts de quitter le podium ESPN. Sa paire de Sept n'a pas réussi à tenir contre le Roi-Valet de Robert Cheung.
Ben Roberts remporte 30,831 dollars pour cette huitième place.
Le prochain sortant recevra 39,089 dollars.
22/06/2008 23:42
Le meilleur joueur français du monde nous parleQuelques minutes après son écrasante victoire lors de l'épreuve de Omaha High-Low à 10,000 dollars, David Benyamine s'asseyait quelques minutes pour répondre aux questions des journalistes. L'entretien qui suit a été réalisé en collaboration avec Poker Listings, Card Player, Bluff Magazine, Gary Wise et Nolan Dalla, le directeur média des WSOP.
David, jusqu'à présent, tu avais déjà largement prouvé ton talent dans de nombreuses disciplines, cependant sans jamais remporter de bracelet. Tu joues régulièrement au Big Game du Bellagio contre des joueurs qui ont tous des bracelets. Est-ce que cela te posait un problème ?
Non, cela ne m'a jamais vraiment gêné, parce qu'en fait, je n'ai jamais vraiment pris au sérieux les tournois. Je me suis toujours concentré d'abord sur les cash-games, jusqu'à cette année où des amis joueurs ont commencé à me titiller un peu, me disant « David, tu ne fais jamais rien de bon en tournois ». Je les ai pris au mot, je leur ai dit : « OK, cette année, je vais m'y mettre sérieusement, et vous allez voir. »
Qui est-ce qui t'a dit ça ?
Aaah non, je ne peux pas te le dire. [rires] Ils m'ont juste dit « Tu n'es pas bon en tournois, tu n'en as gagné qu'un seul dans ta vie, et c'est tout », et j'ai répondu que pour une fois, j'allais m'appliquer.
Mais tu sais, je pense que mes adversaires au Big Game ont toujours eu beaucoup de respect pour mon jeu. Ils vont m'ont vu gagner trop de fois pour ne pas être obligés de se rendre compte que je joue bien. Ce n'est pas le nombre de bracelets qui compte, dans ce genre de parties.
En plus, les joueurs qui m'ont titillé sur mes résultats ont joué chacun plusieurs centaines de tournois, alors que moi, je ne suis même pas sur d'en avoir joué cent au total dans toute ma carrière. C'est un paramètre à prendre en compte aussi !
Je n'ai jamais eu le sentiment que j'avais quelque chose à prouver. Je joue au poker parce que j'aime ça, et je ne compte pas m'arrêter de sitôt !
Est-ce que cette victoire te donne envie de jouer plus de tournois à l'avenir ?
J'adore jouer en tournoi, mais parfois c'est frustrant quand on songe que, ce que je peux gagner en cash-games en une journée, cela va me prendre trois jours pour le gagner dans un tournoi. D'autant que la plupart du temps, tu ne gagnes pas le tournoi, évidemment. Tu finis parfois second, troisième, mais en général tu ne gagnes rien du tout. Ce qui est sur, c'est que je vais continuer à jouer les tournois où il y a un gros prize-pool.
Habituellement, les tournois de Omaha High-Low sont des épreuves calmes et sérieuses. Ce soir, c'était un peu différent avec la présence de Mike Matusow : il ne s'arrête jamais de parler. Comment tu réagis à ce genre de comportement ?
Mike ne me dérange pas du tout. Ca fait des années que je le connais, il se comporte toujours de la même manière. On a souvent joué des tournois ensemble. J'adore Mike, c'est un type génial, avec un coeur gros comme ça, il donne beaucoup au poker, et pour ça, on lui doit le respect.
Quel était ton plan une fois arrivé à quatre joueurs ? Tu a joué très agressif et éliminé facilement tes trois derniers adversaires, en quelques minutes...
Je joue beaucoup mieux en short-handed, quand il n'y a plus que trois, quatre ou cinq joueurs à la table. Je joue agressif, mais pas trop, et j'ai une bonne lecture des adversaires.
Mais au final, tout cela n'avait aucune importance car j'ai touché toutes les cartes que je voulais durant la seconde moitié. Ils n'avaient aucune chance ce soir. Et même les autres soirs, j'estime que je suis en général un cran au dessus du reste de la compétition dans cette variante.
Une fois arrivé en tête à tête, tu avais une énorme avance sur ton adversaire. Tu étais certain de gagner ?
Oui, il me paraissait impossible de perdre à ce stade. Parfois, le doute peut s'installer si le joueur en face arrive à faire un gros come-back. Mon adversaire était un bon joueur, mais il est plus meilleur à une table pleine qu'à une table short-handed, parce qu'il est très patient.
J'ai été très patient aussi, je trouve. J'étais vraiment motivé, et j'ai fait de mon mieux.
Tu joues beaucoup au Omaha sur Internet. Est-ce que c'est ta variante favorite ?
Non, je ne pense pas que j'aie une variante préférée. J'adore le poker, j'aime tous les jeux, sans préférence pour un format plutôt qu'un autre.
Quel était ton adversaire le plus dangereux en table finale ?
Je pense qu'en général, il s'agit de moi-même, et du jeu de cartes ! [Rires] L'autre jour, quand j'ai terminé troisième de l'épreuve de Omaha, je ne pensais pas avoir une chance de gagner, malgré mon gros tapis. Je n'ai pas touché de jeu.
Ce soir, quand la partie est passée en short-handed, j'ai trouvé un gros rush. J'avais les As tout le temps, je montrais toujours la meilleure main, mes adversaires ne pouvaient rien faire pour m'arrêter.
Lors de la finale de Pot-Limit Omaha, c'était exactement l'inverse. Je n'étais même pas déçu. J'ai essayé de gagner, mais je pense que parfois il faut vraiment savoir se contenter d'une table finale, où même d'une place payée, si l'on pense que l'on a fait de son mieux.
Tu a déjà fait quatre résultats aux WSOP cette année, dans quatre variantes différentes. Est-ce que tu attends le tournoi de HORSE avec impatience ?
J'ai envie de te répondre : « oui, toujours », et, « non, jamais ». C'est très compliqué, les tournois. Il faut être très chanceux, recevoir les bonnes cartes, ne pas se prendre de bad-beat... Tout ça, je ne le maîtrise pas, donc en général je n'attends pas grand-chose des tournois. Tellement de fois, j'ai fait de mon mieux pour un résultat final décevant.
Mais, d'un autre côté, je suis très en forme en ce moment, alors qui sait, je vais peut-être en gagner un autre !
On raconte que sur Internet, le mois de Mai s'est très bien passé pour toi. C'est vrai ?
[Évasif] Vraiment ? Ce n'est pas ce que j'ai entendu ! [rires]
Non, je vais te dire pourquoi le mois a été bon : parce que j'ai une petite amie géniale, une famille super, beaucoup d'amis qui me soutiennent, et je me sens bien à Las Vegas au milieu d'une communauté de joueurs qui m'a accueilli les bras ouverts.
Il ne faut pas accorder trop d'importance aux gains et aux pertes. Si tu commences à laisser tes résultats influencer ton moral, tu es foutu.
S'il n'y avait pas eu le poker, que serais-tu en train de faire ?
Dans mes rêves, j'ai toujours voulu être un archéologue. Mais j'étais trop fainéant pour accomplir les études nécessaires pour y arriver.
Je pense que quoi qu'il arrive, le poker aurait fini par se retrouver sur mon chemin, car je suis avant tout un joueur. J'aime le « gamble » !
Bravo David, félicitations et merci !
Merci beaucoup !
23/06/2008 00:03
Event 38 - Pot Limit Hold'em 2,000$ (Finale)La partie a repris après une petite pause. Nous sommes toujours à sept joueurs. David a concédé un pot a Ayad, puis a sur-relancé à tapis Lee Watkinson, qui a décliné l'invitation. Le membre du Team Winamax est pour le moment classé sixième.
Les tapis sont relativement équilibrés : un seul double-up ferait grimper Davidi en première ou seconde place.
23/06/2008 00:40
Event 38 - Pot Limit Hold'em 2,000$ (Finale)A toute vitesse !
De retour du podium ESPN, où j'avais rejoint une bonne partie du Team Winamax dans les gradins pour encourager Davidi.
J'ai assisté à deux éliminations, un double-up de Davidi, et encore une autre élimination : du tout bon !
7e/ Ayaz Mahmood 39,089$
6e/ Robert Cheung 50,100$
5e/ Lee Watkinson 63,313$
Ils ne sont plus que quatre joueurs : Davidi est assuré de remporter au moins 77,077 dollars !
Juste avant l'élimination de Watkinson, Davidi doublait sur ce dernier avec
contre
sur le flop
Pas de frayeurs pour le Belge : un
est tombé dès le turn pour lui donner la quinte.
Hauteur des tapis approximative :
Jan Von Halle 600,000
Keith Greer 530,000
Chris Bell 500,000
Davidi Kitai 380,000
Les blindes sont de 10,000/20,000.
23/06/2008 01:29
Event 38 - Pot Limit Hold'em 2,000$ (Finale)Plus que deux adversaires à battre
Il va y arriver ! Davidi Kitai vient d'éliminer Jan Von Halle après un piège joliment tendu. Le Belge checke sa paire d'As sur le flop : l'Allemandan trouve une paire de Dames sur le flop et envoie le pot. Davidi annonce "tapis !", c'est payé et la rivière ne change rien.
Jan Von Halle remporte 77,077 dollars pour cette quatrième place.
Plus que trois joueurs autour de la table : le pro Chris Bell, l'amateur Keith Greer et le membre du Team Winamax Davidi Kitai.
